Une hausse des infections invasives à méningocoques en France
En 2024, la France a enregistré le plus grand nombre de cas (616) d'IIM depuis 2010(1). Cette recrudescence s'est poursuivie en 2025 avec près de 200 cas d'IIM signalés entre janvier et février*.(2) Les nourrissons, les adolescents ainsi que les jeunes adultes (15-24 ans), sont particulièrement affectés(3).
*95 cas en janvier 2025 et 89 cas en février 2025, déclarés au 7 mars 2025(2).
Qu’est-ce qu’une méningite à méningocoque ?
C’est une inflammation des méninges, c’est-à-dire des membranes enveloppant le cerveau et la moelle épinière(4), provoquée par une infection bactérienne(2).
Il s’agit donc d’une infection causée par la bactérie Neisseria meningitidis(5) (ou méningocoque). Lorsque le méningocoque diffuse dans un site normalement stérile, tel que les méninges (méningites), le sang (bactériémie ou septicémie) l’infection à méningocoque est invasive(5).
Comment se passe la transmission ? (5,6,12)
- D’un individu à un autre
- Par propagations de gouttelettes de sécrétions nasales ou salivaires (éternuements, toux)
Lors de contacts proches et répétés, notamment par le fait de :
- Vivre sous le même toit.
- De s’embrasser ou de partager des objets comme les verres, les couverts, une cigarette, des jouets.
- Participer à des rassemblements : vie universitaire, sortie au bar, rassemblement sportifs, festivals…
Le saviez-vous ?
Le méningocoque est une bactérie spécifique à l'homme. Elle est souvent présente à l'état non pathogène dans la gorge de porteurs sains (5 à 30% de la population) qui sont alors des vecteurs de transmission (7)
Qui est concerné par les méningites
à méningocoque ?
Cette infection peut toucher tout le monde, mais les nourrissons, les adolescents ainsi que les jeunes adultes (15-24 ans), sont particulièrement affectés(3).
Quels sont les signes cliniques à surveiller ?
Chez vos enfants ou chez l’adulte (6)
Chez votre bébé
La méningite associe un syndrome infectieux :
- fièvre
- maux de tête violents
- vomissement
Et un syndrome méningé :
- Raideur de la nuque
- Léthargie (fatigue extrême)
- Trouble de la conscience pouvant aller jusqu’au coma
Les premiers signes cliniques peuvent être difficiles à identifier, car ils sont généralement moins marqués(6)
- Fièvre brutale accompagnée de convulsions ou vomissements,
- Difficulté à s’alimenter, activité réduite, pleurs inconsolables,
- Bombement de la fontanelle,
- Apparition de taches hémorragiques sous-cutanées (purpura)
CAS DES SEPTICEMIES(6)
Lorsque les bactéries infectent le sang, les extrémités du corps peuvent devenir froides, des douleurs musculaires et articulaires peuvent apparaître et la respiration peut être accélérée.
L’apparition de taches rouges sous la peau (purpura) qui s’étendent rapidement (purpura extensif) est un critère de gravité majeur traduisant un risque de choc septique et imposant une hospitalisation en urgence avec traitement antibiotique.
Quelles sont les conséquences des infections invasives à méningocoque ?
Même lorsqu’elles sont prises en charge à temps avec des soins appropriés, environ 10 % des personnes touchées décèdent, et entre 10 à 40 % des survivants gardent des séquelles permanentes, en particulier les nourrissons et les adolescents (8).
Par exemple :
Atteintes neurologiques (9,10,11)
Déficit ou perte auditive
Déficit visuel
De telles séquelles sont dues aux lésions cérébrales causées par la méningite(12)
Atteintes cognitives(10,11)
Troubles de l’élocution
Troubles de l’apprentissage
Ces séquelles peuvent s’expliquer par la vulnérabilité du cerveau en développement face aux infections chez les jeunes adolescents par exemple(13)
En parler avec mon adolescent
Parler des méningites à méningocoque avec son ado, c’est essentiel pour le protéger et lui permettre d’agir vite en cas de problème !
La meilleure prévention : la vaccination
Protéger votre adolescent, c’est essentiel. Face à l'imprévisibilité de la survenue des infections invasives à méningocoque et leur évolution rapide(14a), la meilleure prévention reste la vaccination(6). En suivant les recommandations en vigueur, vous pouvez protéger votre adolescent.
Comment agir au quotidien ?
En connaissant les comportements à risque, les régions endémiques et les caractéristiques de cette maladie, vous pourriez prévenir au mieux la transmission de la bactérie.
Si vous décelez un comportement anormal chez votre enfant ou des symptômes évocateurs de cette infection, contactez directement votre médecin.
La méningite à méningocoque doit toujours être considérée comme une urgence vitale(15).
A l’hôpital, la gravité et le risque d’évolution élevé impose une prise en charge rapide avec un traitement à base d’antibiotiques(16).
Vidéo Témoignage
Plongez au cœur de témoignages de familles touchées par la méningite. Ces histoires fortes rappellent à quel point la prévention et la vigilance sont indispensables. L’association Petit Ange se mobilise chaque jour pour soutenir ces familles et sensibiliser le grand public.
Vous avez d’autres questions ?
N’hésitez pas à en parler à votre médecin
Prendre rendez-vous avec son médecin Consulter la section préventionRéférences
- Santé Publique France Infections invasives à méningocoque en France au 31 janvier 2025. Dernière mise à jour le 28 avril 2025. Consulté en novembre 2025.
- Santé publique France publie le nombre de cas déclarés d'infections invasives à méningocoque au 7 mars 2025. Publié le 13 mars 2025. Consulté en novembre 2025.
- Recrudescence d'infections invasives à méningocoques _ Vaccination Info Service. Publié le 21 février 2025. Consulté en novembre 2025.
- Méningite _ définition, causes et circonstances de survenue _ ameli.fr. Publié le 25 avril 2025. Consulté en novembre 2025.
- Les infections à méningocoques - mpedia.fr. Dernière mise à jour le 8 avril 2025. Consulté en novembre 2025.
- Méningites à méningocoques _symptômes, traitement, prévention - Institut Pasteur. Dernière mise à jour en février 2025. Consulté en novembre 2025.
- Le méningocoque envoie des _éclaireurs_ pour se disséminer - Salle de presse de l'Inserm. Publié le 11 février 2011. Consulté en novembre 2025.
- HAS, recommandations vaccination méningocoques - Consulté en novembre 2025.
- Méningites à Méningocoques – Institut Pasteur. Publié en février 2025. Consulté en novembre 2025.
- Méningite : symptômes, diagnostic, et évolution _ ameli.fr. Publié le 26 février 2025. Consulté en novembre 2025.
- Les symptômes et complications de la méningite – vidal.fr. Publié le 2 décembre 2021. Consulté en novembre 2025.
- OMS. Méningite. Disponible sur le site https://www.who.int/fr. Dernière mise à jour 1 avril 2025. Consulté en novembre 2025.
- Burman C, et al. Meningococcal disease in adolescents and young adults: a review of the rationale for prevention through vaccination. Hum Vaccin & Immunother. 2019;15:2,459-469.
- Institut Pasteur. « Les méningites, un enjeu de santé publique. » Journal de la recherche – Institut Pasteur. Publié le 11 juillet 2022. Consulté en novembre 2025.
- Méningite - Infections invasives à méningocoque – Santé gouv.fr Dernière mise à jour le 25 avril 2025. Consulté en novembre 2025.
- Traitement d’une méningite _ amelie.fr. Publié le 29 avril 2025. Consulté en novembre 2025.